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    Violences conjugales dans la gendarmerie et la police (Revue de presse)

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    La lutte d’une femme de gendarme pour se protéger des violences PAR SOPHIE BOUTBOUL

    publié dans Médiapart le 27 mars 2018

    Alizé Bernard a vécu huit ans de violences conjugales, de coups de pied et de poing, de paroles humiliantes. Pour déposer plainte contre son conjoint gendarme, elle a dû s’y prendre à plusieurs fois, se heurtant à des refus et au soutien dont a bénéficié son compagnon de la part de certains collègues. Elle a dénoncé les intimidations subies à l’Inspection générale de la gendarmerie nationale.

    Le 27 janvier 2017, Alizé Bernard a vu une partie des violences qu’elle a endurées pendant huit ans enfin reconnues par le tribunal correctionnel de Pontoise. Ce jour-là, Laurent Ehrlich,  gendarme réserviste de la brigade de Pontoise, de 15 ans son aîné, a été déclaré coupable de violences conjugales en 2014 et 2016. Il a été condamné à six mois de prison avec sursis, sans mention au bulletin n° 2 du casier judiciaire. Il a pu ainsi continuer à former des gendarmes à l’autodéfense et à réaliser des arrestations domiciliaires.

    Mais avant ce jugement, Alizé Bernard, 30  ns, s’est heurtée à de multiples dysfonctionnements au sein de la gendarmerie. Pour les signaler, l’attachée commerciale a écrit, le 27 mars 2017, à l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) l’informant de refus de plaintes à Chambly, Chaumont-en-Vexin et Méru, d’attestations de trois collègues de son ex-conjoint lui prêtant un profil « calme, aimable et sociable » et d’une  intervention de gendarmes à son domicile entachée d’irrégularités.

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    Violences conjugales: les femmes de gendarmes et de policiers ont le plus grand mal à faire valoir leurs droits PAR SOPHIE BOUTBOUL

    publié dans Médiapart le 27 mars 2018

    Les femmes de policiers ou de gendarmes violentées par leur conjoint osent peu signaler ce qu’elles subissent. À la crainte de ne pas être crues, s’ajoutent bien souvent les menaces du mari d’étouffer la procédure avec l’aide de collègues. Si plainte il y a, certaines se retrouvent avec des procès-verbaux omettant des faits, et face à des professionnels réticents à mettre en cause leurs collègues.

    Mi-septembre 2017, Marion V. est convoquée, avec son ex-conjoint policier, pour un rappel à la loi pour violences réciproques, devant un des délégués du procureur de Paris. Le parcours qu’elle décrit est pourtant celui d’une femme victime de violences conjugales.

    Au café où elle attend l’heure du rendez-vous avec son avocate, elle aperçoit son ex-compagnon à travers la vitre. Des larmes lui montent aux yeux. Elle repense aux pressions permanentes, aux menaces de mort, pour lesquelles elle a encore déposé une main courante il y a deux semaines. « À chaque fois que je le vois pour qu’il passe du temps avec notre fils, il est insultant et menaçant, donc je m’arrange pour être toujours accompagnée d’une amie », signale la trentenaire.

    À la fin des 20 minutes d’audience, le délégué du procureur lance : « Monsieur, Madame, il faut faire attention, en plus Monsieur, vous devez savoir ce qu’est la loi, surtout avec votre profession. » Marion V. est écœurée de cette réponse de la justice, au vu de ce qu’elle a traversé.

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