Article de Plana Radenovic pour le JDD
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durée : 00:04:38 - Une semaine dans leurs vies - L'avocate Isabelle Steyer spécialiste du droit des femmes reçoit Nicolas, frère de Nathalie Debaillie, victime de féminicide le 27 mai 2019 à Lille.
Isabelle Steyer reçoit la sœur et les nièces d'une femme tuée par son conjoint, pour les préparer à être entendues par le juge d'instruction.
Maître Steyer accompagne une cliente, mère de famille en instance de divorce sur fond de violences conjugales, pour une audience devant le juge aux affaires familiales.
L'avocate Isabelle Steyer raconte la naissance de sa vocation, dans la boutique familiale de dessous féminins, où elle venait après l'école, et où elle entendait les clientes se confier sur les violences faites aux femmes.
À Rambervillers, le suspect de quinze ans du meurtre de la petite Rose s’est muré dans le silence durant son garde à vue, il ne dit rien aux enquêteurs. Mais que des questions sur son profil, son parcours, sur le fait qu’il était quasiment livré à lui-même dans cette commune, alors qu’il était connu pour son instabilité, alors qu’il était connu pour des faits de violences, de violences sexuelles, qu’il était aussi connu pour son séjour au centre éducatif fermé. Le procureur a même parlé d’une dangerosité avérée. On en parle avec : Anne-Laure Banse, envoyée spéciale de BFMTV à Épinal (Vosges). Mélanie Bertrand, journaliste police-justice à BFMTV. Johanna Rozenblum, psychologue clinicienne. Isabelle Steyer, avocate au barreau de Paris. Et Guillaume Farde, consultant police-justice pour BFMTV.
Amandine Bégot & Benoît Leroy publié le 30/03/2023 sur rlt.fr
????️ "Chloé va très bien. C'est une miraculée. Le seul souci c'est la mémoire, la concentration."
????????️ Témoignage de la mère de Chloé, 24 ans, rouée de coups par son ex-compagnon, au micro d'@amandine_begot dans #RTLMatin ???? pic.twitter.com/39FL6HNUpx— RTL France (@RTLFrance) March 30, 2023
Le 13 décembre 2022, Chloé était violemment agressée par son ancien compagnon, à Blois (Loir-et-Cher). Elle avait ensuite été laissée pour morte, deux heures seulement après que celle-ci a tenté de porter plainte. Jeudi 30 mars, sa mère témoigne de sa "colère" au micro de RTL. "Je n'oublierai jamais cette journée du 13 décembre, c'était horrible", assure-t-elle. "Le monstre a saccagé ma fille", juge la maman de la jeune femme de 24 ans, au sujet de l'auteur présumé des coups.
Pendant plusieurs semaines, après l'agression, Chloé est restée dans le coma. Désormais, elle "est dans un centre de rééducation" et conserve toujours des séquelles. "Elle ne verra plus de l'œil droit", annonce Alexandra, la maman de Chloé. "Chloé est une miraculée : elle marche, elle parle, mais elle a quelques soucis de mémoire et des problèmes de concentration", raconte-t-elle. "Chloé a une force magique", appuie la mère de la victime.
Plus de trois mois après les faits, Alexandra confie avoir "beaucoup de colère" contre le "monstre", le policier qui n'a pas pris la plainte de sa fille, la justice et tous ceux qui n'ont pas agi pour protéger sa fille. "Deux femmes n'ont pas été entendues" par la police, estime la maman, alors qu'elle et sa fille avait alerté les forces de l'ordre. Et que l'individu était connu de la justice pour des faits de violences conjugales. "Il fallait qu'elle revienne le lendemain", raconte Alexandra au sujet des réponses formulées par la police à sa fille à la suite de ces signalements.
Selon la mère de Chloé, l'auteur présumé des coups, qu'elle qualifie à plusieurs reprises de "monstre" continue "sa petite vie tranquillement", bien qu'il soit incarcéré sous le régime de la détention provisoire. "Il a voulu la tuer", estime Alexandra, alors que l'homme évoque une "jalousie" comme moteur de l'agression. Selon ses premières auditions, il a affirmé à plusieurs reprises ne pas avoir voulu tuer la jeune femme. "Quand on ne cherche pas à tuer, on ne tape pas sur le visage, mais sur les jambes", balaye Alexandra.
Régulièrement, le gouvernement assure que la lutte contre les violences faites aux femmes est l'une de ses priorités. Alexandra, elle, n'y croit pas du tout. "Ce que les femmes disent n'est pas pris en note", déclare-t-elle. Selon le collectif Nous Toutes, au moins 23 féminicides ont été enregistrés en France entre le 1er janvier et le 9 mars. En 2022, il y en a eu au moins 106 d'après le décompte du collectif "Féminicides par compagnon ou ex" et 122 en 2021.
De son côté, le policier qui n'a pas pris la plainte de Chloé doit prochainement passer devant un conseil de discipline.
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Credit photo : Christian Panvert/RTL