17 avril 2025

« Tenaces » est un podcast consacré à des femmes qui se sont battues, qui ont osé… C’était impossible, alors elles l’ont fait !

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Depuis 30 ans, Isabelle Steyer lutte en tant qu'avocate. Elle a fait de la défense des femmes un combat acharnée. Elle se tient aux côtés des victimes, toujours et sans concession. Les féminicides, elle ne les compte plus, elle les expose et les combat. Tous les mercredis, retrouvez un épisode inédit de "Tenaces", le podcast consacré aux femmes qui se sont battues, qui ont osé... C'était impossible, alors elles l'ont fait !

16 avril 2025

Ça vous regarde – #MeToo dans la culture : un rapport accablant pour faire bouger les lignes

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GRAND DÉBAT / #MeToo dans la culture : un rapport accablant pour faire bouger les lignes

« Le récap » par Bruno Donnet

Depuis le 22 octobre 2024, une commission d'enquête parlementaire s'est constituée à la suite du témoignage de l'actrice Judith Godrèche quant aux violences qu'elle a vécues étant plus jeune. Cette commission a pour objectif de faire la lumière sur les abus dans le monde de la culture (cinéma, spectacle vivant, audiovisuel, publicité...). Elle a rendu son rapport le 9 avril 2025 qui contient plus de 80 recommandations. Plusieurs concernent les enfants artistes : interdiction de la sexualisation des mineurs à l'écran, systématisation de la présence de « responsables enfants ». Le rapport préconise aussi un encadrement strict des castings ou encore le développement d'une filière française de « coordinateurs d'intimité » qui seraient présents pendant l'entièreté du tournage, comme c'est déjà le cas outre-Atlantique. Les députés souhaitent également rendre obligatoire le déclenchement d'une enquête en cas de dépôt de plainte pour VHSS. Ce rapport signe-t-il la fin de la « loi du silence » dans le cinéma ?

Invités :
- Erwan Balanant, député « Les démocrates » du Finistère
- Sandrine Rousseau, députée « écologiste et social » de Paris
- Anna Mouglalis, actrice
- Maître Isabelle Steyer, avocate au barreau de Paris

2 avril 2025

Accusé de féminicide, son procès à Angers est renvoyé après « des propos menaçants »

Article : Ouest France
Photo : © Laurent Combet 

Le procès de Chryssler Hiro devait s’ouvrir ce lundi 31 mars devant la Cour d’assises de Maine-et-Loire pour le meurtre de sa petite amie Eléonore Places commis à Chacé près de Saumur le 1er janvier 2022. Mais, en raison de « propos menaçants » adressés à son avocat qui s’est retiré, le procès du militaire âgé de 25 ans a finalement été renvoyé.

Le procès de Chryssler Hiro devait s’ouvrir ce lundi 31 mars devant la Cour d’assises de Maine-et-Loire. Le militaire de 25 ans accusé du meurtre de sa petite-amie Eléonore Places, âgée de 27 ans, et les parties civiles devront finalement attendre plusieurs mois. La raison ? Au cours de l’audience, le président a évoqué des propos menaçants que le jeune Tahitien aurait tenus à son avocat Me Olivier Rolland qui le suivait depuis le début de l’instruction. En raison du comportement de son client, ce dernier a choisi de se retirer. Vendredi 28 mars, un avocat commis d’office a été désigné en la personne de William Hamoniaux.

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25 mars 2025

Affaire Nathalie Debaillie : un féminicide qui aurait pu être évité

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En 2019, Natalie Debaillie a été tuée par son ex-compagnon, malgré plusieurs mains courantes et une plainte. Ses proches se battent aujourd'hui afin que les manquements soient reconnus dans ce féminicide.
Elle s'appelait Nathalie Debaillie. Mère de deux enfants et cadre bancaire, elle a été assassinée par son ex-compagnon en mai 2019. Ses proches sont persuadés que Nathalie aurait pu être sauvée si la police avait agi correctement. "Elle est sortie plusieurs fois des commissariats en pleurs, parce qu'elle ne savait plus vers qui se tourner pour arrêter ce qu'elle était en train de vivre", a expliqué sa fille Florine. Et Nicolas, le frère de Nathalie, de poursuivre : "À chaque fois qu'aurait pu être fait quelque chose, ça n'a pas eu lieu".

Plusieurs mains courantes et une plainte.

En février 2019, après deux ans de relation, Nathalie Debaillie rompt avec Jérôme Tonneau. Ce gérant de pressing, qui a des antécédents judiciaires pour escroquerie à l'assurance, supporte mal la rupture. En témoigne la main courante déposée par Nathalie au commissariat de Marcq-en-Barœul quelques jours plus tard. Un document gardé par Nicolas Debaillie. Moins d'un mois plus tard, Jérôme Tonneau pénètre dans le parking de la banque où travaille Nathalie. Il la poursuit jusqu'aux ascenseurs, mais elle le repousse. Nathalie retourne au commissariat et dépose une nouvelle main courante, alors que dans les cas de violence conjugale, les policiers sont censés prendre une plainte. Jérôme Tonneau n'est donc pas convoqué.

Il accentue ses menaces et réclame à son ex-compagne de grosses sommes d'argent. Elle retourne une troisième fois au commissariat, cette fois-ci avec une amie avocate, pour porter plainte. Jérôme Tonneau avait fini par l'enlever dans le parking de son travail, comme il l'avait annoncé, l'emmène chez lui, et l'exécute.

15 octobre 2024

Podcast : FIN DU SILENCE

Je suis Maître Isabelle Steyer, avocate spécialisée depuis plus de 30 ans dans la défense des victimes de violences sexuelles et de féminicides.
À travers Fin du Silence, je vous emmène dans les coulisses des affaires que j’ai défendues, les batailles judiciaires menées et les obstacles surmontés pour que justice soit enfin rendue. Ce podcast s’adresse à toutes et à tous, car ensemble, nous avons le pouvoir de briser le silence et de contribuer à la lutte contre les violences faites aux femmes.

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20 septembre 2024

Isabelle Steyer – Viols de Mazan : la colère de Gisèle Pelicot

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Isabelle Steyer, avocate au barreau de Paris et spécialisée dans la défense des femmes et enfants victimes de violences reviendra sur le procès des viols de Mazan, sur le retentissement mondial de cette affaire et sur l’attitude de la Cour et des accusés.

 

 

11 septembre 2024

Procès de Mazan : « viol sans intention »

Maître Isabelle Steyer invitée de #RTLMidi avec Céline Landreau et Eric Brunet

26 juin 2024

La Voix du Nord : Féminicide de Nathalie Debaillie : au procès, des excuses de l’institution

Voix du Nord du 26/06/2024

 

Au procès du féminicide de Nathalie Debaillie, l'avocate générale est revenue sur les plaintes non traitées par la police, avant le drame.

Nicolas Debaillie a fait la part des choses depuis bien longtemps. « Ce n'est pas

le procés de la police, ici, c'est celui des assassins de ma soeur. » Une autre procédure est en cours, à Paris, pour tenter de faire reconnaître la responsabilité de l'État dans cette terrible histoire. Nathalie Debaillie, harcelée, menacée par Jérôme Tonneau, avait déposé trois mains courantes, puis une plainte (pour menaces de mort !), mais rien, jamais, n'a été fait pour la protéger.

Ce n'est pas le procès de la police, mais tout cela plane sur l'audience, évidemment. Pascale Girardon, lavocate générale, ne l'a pas élude. Personne ne l'y a obligée, mais elle a eu quelques mots qui ont fait beaucoup de bien à toute la famille de la victime. Des mots simples, justes, sans concession.

Mal apprécié

« Je comprends votre colère. Quelque part, on vous doit des excuses, pour ces procédures non traitées. Elles n'ont même pas été transmises au parquet. Le parquet de Lille n'en a eu connaissance qu'au moment du drame. » Elle n'élude pas non plus la célérité étonnante avec laquelle les mêmes services de police

lillois ont traite, en revanche, une plainte de Jérôme Tonneau pour abus de confiance.

La magistrate lilloise a voulu faire comprendre à Nicolas Debaillie que son combat, quoi qu'il arrive, ne sera pas vain : « Une enquête administrative a entraîné la réorganisation des services. Une cellule spécialisée dans les violences intrafamiliales a été mise en place. » Pascale Girardon souligne que les services de police de la métropole ont « 81 000 procédures en stock », mais elle ne s'abrite pas derrière les chiffres : « On a mal apprécié le danger, la menace, et la détermination de celui qui est assis derrière vous. » Très ému, Nicolas Debaillie n'a eu que ces quelques mots : « C'est la première fois que quelqu'un s'excuse devant moi... »