15 juillet 2022

Affaire Bouthier : Me Steyer, avocate de l’association “La Voix de l’enfant” s’interroge sur l’existence d’un « système d’impunité global »

Jacques Bouthier, un homme d'affaires de pouvoir mis en examen pour viols sur mineurs et traite des êtres humains à des fins de proxénétisme.

Il aurait utilisé son réseau de connaissances pour tenter de faire taire les victimes en tentant de leur retenir leurs papiers. Il aurait demandé aux victimes et à sa propre femme de trouver ses prochaines cibles et aurait ensuite cherché envoyer l'une d'elle dans un "bordel" militaire au Maroc.

Maître Isabelle Steyer, avocate de l’association “La Voix de l’enfant”, partie civile dans ce dossier, réagit sur BFMTV.

 

 

Voir la vidéo sur BFMTV

13 juillet 2022

L’OBS : Première victime de féminicide de 2022, elle s’appelait Eléonore…

A 27 ans, cette jeune militaire est tombée sous l’emprise d’un compagnon toxique et dangereux. Malgré les alertes, graves, elle n’a pas été protégée. L’avocate de la famille accuse. Retour sur un engrenage mortifère
Ces fêtes de fin d’année, Eléonore ne voulait pas les passer avec Vaiava, son compagnon depuis huit mois. Il y a eu tant de cris, de coups, de larmes ces dernières semaines. Elle n’en peut plus de sa jalousie maladive, de ses colères incontrôlables, de ses crises soudaines. Elle a d’ailleurs d’autres projets pour le Nouvel An, qu’elle compte passer avec une amie et ses parents. Mais comme toujours, le jeune homme insiste. Il n’aime pas qu’elle lui résiste et sait trouver les mots pour la convaincre. Il la bombarde de SMS, répète qu’elle lui manque, qu’il va changer. Et comme toujours, Eléonore céde. Ils décident de se retrouver à Chacé, un village viticole de la périphérie de Saumur, dans le lotissement où le frère de Vaiava, qui est aussi son camarade de régiment, occupe un modeste appartement.

Le soir de la Saint-Sylvestre, maquillée avec soin, la jeune femme est encore plus jolie que d’habitude. Ils ne sont que trois, mais l’ambiance est joyeuse, l’alcool coule à flots. Dans la nuit, les bouteilles sont vides et ils vont à la supérette du coin racheter du gin et du Coca. En route, ils croisent des voisins, leur souhaitent la bonne année.

« Elle est morte, elle ne respire plus, putain ! venez »

Et puis, comme souvent quand il a bu, Vaiava revient sur son obsession maladive : son frère, il en est sûr, a une liaison avec Eléonore. Impossible de lui faire entendre raison. Le ton monte. L’aube va bientôt se lever quand les deux hommes en viennent aux mains. Vaiava sort un couteau de cuisine. Courageusement, Eléonore tente de s’interposer.

Et c’est le drame. Le militaire retourne sa rage contre sa compagne, la traîne sur le palier et la poignarde, « de sept à treize coups de couteau », dira l’enquête. Paniqué, le frère s’enfuit et appelle la police, puis les pompiers, à plusieurs reprises. « Venez vite, mon frère est en train de tuer sa copine, là. ». Un voisin appelle lui aussi, puis le frère à nouveau : « Faites vite, elle est en train de mourir. » Puis, à 5h16 : « Elle est morte, elle ne respire plus, putain ! venez. » L’opérateur lui fait répéter l’adresse, les minutes s’écoulent, interminables. Quand la police arrive, il est trop tard. Allongée dans une mare de sang, le visage tuméfié, Eléonore est morte. Son meurtrier ne lui a laissé aucune chance. Les gendarmes le retrouveront en fin de matinée caché dans un jardin voisin, où il avait fini par s’endormir.

> Lire la suite de l'article

< retour au journal

1 juillet 2022

L’Est éclair : Trois ans après la mort de Julie Brocard, la piste criminelle relancée.

Article publié sur lest-eclair.fr :
article n°1
article n°2

Avocate de Lucie, la sœur de Julie Brocard, Maître Isabelle Steyer, spécialiste des affaires de féminicide, estime que tout n’a pas été fait pour la recherche de la vérité.

Quel regard portez-vous sur l’affaire Julie Brocard ?

Dans ce dossier, les informations sont prises et accumulées en vrac, comme dans une espèce de millefeuille. Il n’y a personne qui relie ces informations pour établir un scénario plausible, un scénario criminel de la soirée. On ne fait rien de ces informations. Il n’y a aucun raisonnement. Par conséquent, on se dit « bah c’est bizarre, on ne trouve personne qui a commis les faits ».

Si on attend d’avoir une vidéo de la scène de crime pour trouver celui qui a commis les faits, on ne trouvera jamais. Il n’y a pas de caméras devant la maison de Julie non plus. Dans ces conditions, si on ne dresse pas un historique cohérent de la soirée, avec en tête le développement de ce qui peut apparaître comme un féminicide, on ne trouvera jamais le ou les agresseurs. Avec toutes les informations à disposition, il faut au moins dresser un ou deux scénarios possibles.

Vous estimez qu’il y a un puzzle devant vous et que personne ne le reconstitue ?

Exactement. Personne ne le compose. On se dit « On a fait des investigations, on a entendu des gens, fait des expertises, c’est très bien ». Mais il faut en conclure quelque chose ! Pour cela, il faut que quelqu’un se plonge dans le dossier, étudie toutes les informations, toutes les cohérences et surtout les incohérences et en fasse quelque chose.

Craignez-vous que cette affaire reste dans une impasse, que le dossier s’enlise et devienne ce qu’on appelle un « cold case » ?

Ce que j’ai demandé depuis le début, c’est une analyse complète du dossier. Or, cela n’a, à mes yeux, pas été réalisé. Étudier un dossier, ce n’est pas entendre des témoins ou demander des expertises. Étudier un dossier, c’est construire des scénarios. Là, on dirait qu’on se moque de savoir qui a commis les faits et que ce qui compte, c’est de montrer qu’il y a eu des investigations. Mais c’est réalisé sans fil conducteur. On effectue des actes pour remplir des pages blanches. Leur priorité n’est pas de chercher un auteur mais de faire des actes. L’institution judiciaire se dit comme ça qu’elle a la conscience tranquille. Moi, cela ne m’intéresse pas. Je préfère un bon acte à dix actes qui ne mènent à rien. On peut réentendre tous les témoins et acteurs de ce dossier mais ce qu’il faut maintenant, c’est se positionner. Sinon, il ne se passera jamais rien. On parle quand même d’un potentiel meurtre. Ce n’est pas une affaire de cambriolage ! Pourquoi ne pas analyser cet acte comme un acte criminel nécessitant tous les moyens d’enquête et d’expertise ? Or, des témoins de ce dossier n’ont, par exemple, été entendus que dix jours après les faits. Cela n’intéresse pas la police plus que ça ?

lire la suite ici : article n°2

 

< retour au journal

1 juillet 2022

Le Point : Isabelle Steyer, la défense pénale au féminin.

Les viols, incestes et féminicides peuplent son quotidien d’avocate. Isabelle Steyer assiste les victimes dont elle dénonce la protection insuffisante.

Dans les prétoires, elle est plutôt côté « victime ». Isabelle Steyer assiste depuis vingt-neuf ans les femmes battues, violées, harcelées, menacées, et les enfants maltraités et traumatisés. Sa voix calme et courtoise tranche avec le ton viril et péremptoire de certains pénalistes au verbe haut qui défendent, avec d'autant plus de pugnacité que la tâche est complexe, les auteurs de « féminicides ».

Les scènes de crime, cette Antiboise de naissance et de cœur en connaît les plus sordides recoins. Elle a assisté des parties civiles dans les procès Fourniret, Guy Georges et Outreau, « autant de féminicides avant l'heure commis dans l'espace public », commente-t-elle. Les assassinats, viols et violences conjugales peuplent son quotidien. Les sœurs, enfants, parents et amis de toutes ces femmes tuées par leurs conjoints ou ex-conjoints saluent sa pugnacité, sa loyauté et son dévouement.

« Maître Steyer est une avocate et une femme d'un professionnalisme qui n'a d'égal que son humanité. Elle maîtrise ses dossiers dans leurs moindres détails et accompagne ses clients dans l'écoute et la bienveillance », témoigne Clémence. « Elle se bat pour faire reculer les violences contre les personnes les plus vulnérables. Je l'ai vue à l'œuvre pendant des mois, elle se bat sans relâche dans un milieu parfois (souvent même) hostile et qui ne fait pas de cadeau », complète Melina.

Réponse pénale inadaptée
Isabelle Steyer a la combativité chevillée à la robe. Depuis des années, elle dénonce l'inadaptation de la réponse pénale face à la gravité de certaines situations. Le dossier de Nathalie Debaillie, enlevée et tuée fin 2021 par son ex-compagnon avec l'aide de trois hommes de main, est révélateur de ces dysfonctionnements. « Cette femme de 45 ans s'était présentée quatre fois au commissariat de police de Lille pour dénoncer les graves menaces dont elle faisait l'objet et décrire le scénario de son assassinat. L'auteur disait qu'il allait l'enlever avec trois Roms et la mettre dans un coffre de fourgonnette, et c'est ce qu'il a fait ! La victime avait même montré à la police la photo de la pierre tombale qu'il lui avait envoyée… » détaille l'avocate.

Celle-ci a saisi le ministère de l'Intérieur qui a finalement « reconnu une faute des services de police ». Mais elle interroge, en vain : « Pourquoi ses plaintes n'ont jamais été transmises au parquet alors que l'auteur était sous contrôle judiciaire pour escroquerie, et qu'il avait déjà fait l'objet d'une plainte de sa précédente compagne pour tentative de strangulation, une plainte d'ailleurs classée sans suite ? »

Pour prévenir de tels drames, l'infatigable avocate veille à ce que les informations liées aux plaintes et mains courantes soient transmises dans leur intégralité aux magistrats. Et n'hésite pas à épingler l'inertie coupable des services de police. Dans l'affaire retentissante d'Isabelle Thomas, abattue avec ses parents sur la place du marché de Grande-Synthe par son ex-compagnon Patrick Lemoine, elle obtiendra, en 2020, la condamnation de l'État pour faute lourde, en l'occurrence l'incapacité des services de police de retrouver l'auteur au moment où celui-ci violait son contrôle judiciaire. Le tribunal judiciaire a jugé que la faute des services de police avait « mis Patrick Lemoine en position de commettre les trois assassinats ». Mais Me Steyer a dû encore batailler pour obtenir l'exécution du jugement. « J'ai écrit une dizaine de courriers au ministère des Finances pour qu'il paye les quelque 100 000 euros de dommages et intérêts obtenus pour l'assassinat de trois personnes ! »

40 % des victimes de féminicides ont déposé plainte dans un commissariat où une gendarmerie

Les pannes de la justice ne sont pas moins dommageables, comme l'illustre le meurtre d'Éléonore, premier féminicide de l'année 2022. « Cette jeune militaire avait déposé une plainte à la suite de deux épisodes de violences graves de son ex-compagnon auprès de la gendarmerie de Lorient en août 2021. L'affaire devait être jugée en janvier 2022. Entre-temps, la victime n'a fait l'objet d'aucune mesure de protection alors même que l'homme qu'elle accusait avait été révoqué de l'armée pour alcoolisme et violences à l'égard de ses collègues et avait été condamné pour conduite en état d'ivresse, raconte Me Steyer. Éléonore a de nouveau déposé une plainte en octobre 2021 à la suite de violences gravissimes qui se sont déroulées devant trois témoins, eux-mêmes violentés par cet homme. Elle avait même été laissée pour morte ! L'homme aurait dû être déféré en comparution immédiate et incarcéré. À tout le moins, la victime aurait dû bénéficier d'un bracelet anti-rapprochement. Or, l'auteur ne s'est vu notifier qu'une simple interdiction de la rencontrer. Il tuera son ex-compagne de plusieurs coups de couteau dans la nuit du 1er janvier 2022. Dans cette affaire, les services de gendarmerie ont parfaitement réagi, les failles proviennent en revanche de l'institution judiciaire qui n'a pas su protéger la victime », regrette l'avocate.

lire la suite sur lepoint.fr

 

< retour au journal

16 mai 2022

Marie Claire : Le féminicide, un meurtre au-delà des violences conjugales.

Depuis quelques années, le mot "féminicide" est de plus en plus employé, dans la presse comment en politique. Entré dans le langage courant mais pas dans le code pénal, il désigne le plus souvent le meurtre de femmes victimes de violences conjugales. Sa définition va bien au-delà.

En France, on dénombre au moins 665 féminicides depuis le début du mouvement #MeToo, en octobre 2017Ce décompte du collectif féministe Nous Toutes, recense depuis 5 ans les femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint, mais pas seulement.

En titre des articles de presse, sur les plateaux télé pendant les débats politiques, le terme "féminicide" a été propulsé dans notre langage courant. Un enrichissement du vocabulaire qui résulte d'un phénomène de société majeur, nécessitant une considération spécifique.

"Le 'féminicide' se définit comme le meurtre de femmes ou de filles en raison de leur sexe, parce qu’elles sont des femmes, parce qu’elles sont des filles. Ce terme qualifie des crimes qui s’inscrivent dans un continuum de violences faites aux femmes (économiques, physiques, administratives, psychologiques, sexuelles…)", définit un rapport d'information à l'Assemblée nationale sur la reconnaissance du terme de "féminicide", diligenté par la députée LREM Fiona Lazaar en février 2020.

Aujourd'hui, l'emploi du terme n'est plus seulement symbolique, estime le rapport de la délégation aux droits des femmes. "Son usage politique, médiatique et institutionnel aussi large que possible [...] est indispensable pour montrer clairement le problème des féminicides en France et ne pas nier cette réalité."

Pour l'heure, le mot n'est pas cependant pas reconnu par la justice, ni inscrit dans le Code Pénal.

Féminicide : un mot, des définitions multiples

Le terme "féminicide" est employé depuis peu, mais son origine remonte aux années 1990. Il a été théorisé par les autrices et sociologues américaines Jill Radford et Diane Russell dans leur ouvrage Femicide : The Politics of Woman Killing .

Il s'agit de la contraction entre les mots en anglais "female" et "homicide". Son emploi se développe "d'abord en Amérique Latine où les femmes, notamment à la frontière mexicaine, étaient alors tuées par dizaines, chaque jour, dans la rue, parce qu'elles occupaient l'espace public", précise l'avocate  Isabelle Steyer.

L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) distingue 4 cas de féminicides :

  • le féminicide "intime", commis par le conjoint ou l’ex-conjoint de la victime ;
  • le crime d’honneur : meurtre d’une femme accusée d’avoir transgressé des lois morales ou des traditions (adultère, grossesse hors mariage...) ; le meurtrier peut être un homme ou une femme de la famille ou du clan ;
  • le féminicide lié à la dot, c’est-à-dire le meurtre de jeunes femmes par leur belle-famille pour avoir apporté une somme d’argent insuffisante lors du mariage ;
  • le féminicide "non intime", commis par une personne qui n’est pas en relation intime avec la victime.

 

En France aussi son utilisation fait référence à plusieurs situations. Pour la porte-parole de l'association Osez le Féminisme, Daniela Levy, un féminicide "est le fait de tuer une femme ou une fille parce que c'est une fille ou une femme : un meurtre en raison du genre".

Début 2022, il est à ce titre reproché aux bénévoles du collectif Féminicides Par Compagnons ou Ex de ne pas prendre en compte les femmes transgenres assassinées dans leur comptage. Ce que celles-ci démentent. L'occasion pour différentes militantes féministes de remettre plus largement en cause le recensement des femmes tuées uniquement par le prisme des violences conjugales.

Lire la suite de l'article sur marieclaire.fr

< Retour au journal

16 mai 2022

Meurtre dEléonore Place : L’avocate de la famille, Me Isabelle Steyer, prend la parole.

 

Lire l'article sur actu.fr

< retour sur au journal

16 mai 2022

Meurtre d’Eléonore. Le militaire condamné à 18 mois de prison pour des violences commises auparavant

Le 1er janvier 2022, la Sarthoise Eléonore Places succombait aux coups donnés par son compagnon, près de Saumur. Deux mois auparavant, celui-ci la rouait de coups. Jugé pour ces violences, il a été condamné ce mercredi 6 avril à 18 mois de prison ferme par le tribunal correctionnel du Mans.

Le délibéré a été rendu ce mercredi 6 avril 2022, par le tribunal correctionnel du Mans : Chryssler Hiro, 22 ans, a été reconnu coupable de violences en état d’ivresse sur sa conjointe Eléonore Places, 27 ans, le 23 octobre 2021.

Le délibéré a été rendu ce mercredi 6 avril 2022, par le tribunal correctionnel du Mans : Chryssler Hiro, 22 ans, a été reconnu coupable de violences en état d’ivresse sur sa conjointe Eléonore Places, 27 ans, le 23 octobre 2021.

Ce jour-là, vers 18 heures, au bord de la route départementale 323 à Changé (Sarthe), l’homme est aperçu en train de frapper la victime. Lors du procès le 23 mars dernier, les témoins relataient : Il lui a donné des coups alors qu’elle était au sol​.

La jeune femme avait déjà porté plainte pour des violences commises en juillet 2021 dans le Morbihan. Une interdiction de contact avait été prononcée. Elle n’a pas été respectée. Ni même après les faits du Mans.

Pour Me Isabelle Steyer, l’avocate de la famille d’Éléonore, tous les clignotants étaient au rouge​​. Deux mois plus tard, la jeune femme décédera sous les coups de son compagnon.

Le Tahitien, arrivé en France fin 2018, s’engage au 2e RIMA de Champagné. Il est envoyé au bout de six mois au Mali dans le cadre de l’opération Barkhane. Il découvre l’horreur de la guerre. Il en reviendra profondément perturbé, laisse entendre son avocat, et doit faire face à une autre épreuve : la séparation d’avec sa compagne de l’époque avec laquelle il a un enfant.

Je suis quelqu’un de possessif​, ​expliquait-il. Je ne suis pas fier de ce que j’ai fait. Je regrette, c’est tout. Je regrette beaucoup. Je suis vraiment désolé. Est-ce que je peux rembourser ce que j’ai pris ?​

Le tribunal correctionnel du Mans l’a condamné, ce mercredi 6 avril 2022, à 18 mois de prison ferme et l’interdiction de porter une arme pendant cinq ans.

Lire l'article sur ouest-france.fr

< retour au journal

16 mai 2022

Marine Le Pen féministe ? « Défendre les femmes parce qu’on est une femme est un leurre »

Selon un récent sondage, pour une Française sur deux, Marine Le Pen serait plus féministe qu’Emmanuel Macron. Réponse argumentée d’Isabelle Steyer, avocate spécialisée dans la défense de femmes victimes de violences sexuelles et conjugales.

Il faut aujourd’hui réécouter Simone de Beauvoir : « N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant. »

Alors que Marine Le Pen serait plus féministe qu’Emmanuel Macron pour la moitié des Françaises selon un récent sondage, Simone de Beauvoir chuchote à mon oreille. Alors que la mise en berne des droits des femmes est proposée par une femme candidate à la présidence de la République, ses mots sont plus d’actualité que jamais.

Il faut aujourd’hui réécouter Simone de Beauvoir : « N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant. »

Alors que Marine Le Pen serait plus féministe qu’Emmanuel Macron pour la moitié des Françaises selon un récent sondage, Simone de Beauvoir chuchote à mon oreille. Alors que la mise en berne des droits des femmes est proposée par une femme candidate à la présidence de la République, ses mots sont plus d’actualité que jamais.

Il est paradoxal que la deuxième femme de l’histoire appelée à concourir au second tour des élections présidentielles fasse de sa féminité un argument innovant, alors même que son parti a adhéré à tous les textes régressifs ou s’est abstenu de voter les lois favorables au droit des femmes.

Le Rassemblement national s’est ainsi abstenu de voter la loi n° 2018-703 du 3 août 2018 renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes qui constitue le socle de protection sollicité par les associations de protections des femmes et les professionnels de l’enfance et des enfants victimes.

Cette loi comprend quatre points :

- Elle porte à trente ans, après la majorité des victimes présumées, le délai de prescription des crimes sexuels commis sur des mineurs (ce délai est actuellement de vingt ans) et le délai de prescription court à partir de la majorité des victimes.

> Lire la suite de l'article 

 

 

< retour au journal

10 mars 2022

Marie Claire : Affaire Nathalie Debaillie : chronique d’un féminicide (très) annoncé

Par Catherine Durand pour marieclaire.fr

Mère de deux grands enfants, séparée d'un homme qu'elle avait plusieurs fois signalé à la police et contre lequel elle avait porté plainte, cette cadre de 47 ans a été enlevée puis sauvagement tuée par son ancien compagnon le 27 mai 2019. Près de trois ans plus tard, sur les lieux de la reconstitution des faits, sa famille et leur avocate font bloc pour que justice soit enfin rendue. Et pointent les dysfonctionnements d'un système qui a ignoré les appels au secours de Nathalie. Nos reporters sont allées à leur rencontre.

Lire la suite sur marieclaire.fr

 

 

< Retour au journal